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Le crowdfunding : qu’est-ce que c’est ?

Le crowdfunding: s’il est un mot qui est sur toutes les lèvres depuis près d’une dizaine d’années, c’est celui de participatif, ainsi que son pendant anglais, « crowd » (foule) : financement participatif (crowdfunding), investissement participatif (crowdinvesting), production participative (crowdsourcing)… Autant de concepts qui ont vu leur essor permis par le développement des réseaux sociaux et du web 2.0, et qui recouvrent un certain nombre de nouvelles pratiques d’entreprise sur lesquelles nous tâcherons de revenir dans cet article.

Un mode de financement

Le crowdfunding, ou financement participatif, est un mode de financement dans lequel un particulier, une entreprise, ou une association, fait appel à un grand nombre d’acteurs (une foule) pour financer son projet. Si des contreparties sont possibles, elles ne sont nullement systématiques, ni même obligatoires.

Le principe

Le crowdfunding se fonde sur le principe de collecte, et n’est donc pas une idée très neuve. Depuis 1987, le Téléthon a lieu chaque année et s’apparente à du crowdfunding, sans même être un précurseur de quelque façon que ce soit. Néanmoins, depuis le début des années 2000, trois éléments ont contribué à modeler le crowdfunding tel qu’il se pratique aujourd’hui :

  • L’apparition de plateformes en ligne : Kickstarter, Ulule, Kisskissbankbank… Des entreprises dont les noms sont aujourd’hui assez familiers du grand public, et qui permettent, via Internet, de mettre en relation les porteurs de projets et les financeurs, moyennant des commissions sur les sommes versées.
  • L’émergence de la consommation collaborative : la consommation collaborative désigne un système de consommation où l’accès à et la valorisation d’un bien ou d’un service sont favorisés par l’intervention d’un grand nombre d’acteurs, par le biais de la vente, ou du prêt par exemple. Ainsi, un projet de financement participatif ne peut aboutir si les futurs clients ou investisseurs ne l’appuient pas collectivement. L’intérêt pour les financeurs peut donc être multiple : jouir d’un produit qu’ils appellent de leurs vœux, mettre un pied dans le monde entrepreneurial…
  • Le recours des entreprises au financement participatif : dès 1997, le groupe de rock britannique Marillion finance sa tournée américaine en levant 60 000 $ sur internet auprès de leurs fans. Depuis, nombre d’entreprises ont suivi cet exemple pour financer leurs projets, en particulier dans le domaine des nouvelles technologies et du divertissement, avec des levées de fonds record dépassant les 150 000 000 $.

Si les entreprises technologiques sont particulièrement représentées dans le domaine, le crowdfunding n’est en aucun cas leur chasse gardée, et les professionnels des Cafés, Hôtels et Restaurants commencent eux aussi à avoir recours à de tels modes de financement.

 

Le crowdfunding pour les CHR : oui, mais comment ?

Concrètement, il vous faudra fixer un certain nombre d’éléments pour monter votre campagne de financement participatif pour votre projet.

Déterminer l’objectif

  • Déterminer l’objectif de la campagne : vous pourriez vouloir ouvrir votre établissement, réaliser des travaux, diversifier votre activité, lancer un nouveau concept de restauration … Vous devrez avoir défini de façon précise votre objectif, et le présenter à vos futurs financeurs de façon claire et engageante, de façon à leur donner envie de vous soutenir. Il n’est pas rare que les porteurs de projets fournissent des présentations sous forme de vidéos, afin d’augmenter l’attrait de leur campagne, ainsi que des éléments de business plan, afin de justifier de l’utilisation des sommes demandées.

Définir le type de financement

  • Définir le type de financement auquel vous souhaitez avoir recours. Nous distinguons principalement :
    • Le don : le financeur, le plus souvent un particulier, donne de l’argent pour faire vivre votre projet. Cela peut être un don désintéressé, en particulier si votre projet est de nature culturelle (pour la restauration de votre établissement classé, par exemple) ou solidaire (un restaurateur local qui rencontre des difficultés transitoires, mais qui a de profondes attaches au sein de la communauté…). Toutefois, la plupart des projets proposent des contreparties, qui dépendront du montant du don, allant du simple remerciement à des déjeuners, dîners ou séjours dans votre établissement, en passant par des invitations à des événements…
    • Le prêt : dans ce cas, le financeur vous prête de l’argent, dont le remboursement qui vous incombe sera assorti d’intérêts. On parle alors de crowdlending. Ce mode de financement est une alternative au prêt bancaire, et permet, du point de vue des prêteurs, de répartir le risque de non remboursement.
    • Les actions : dans cette configuration, le financeur devient actionnaire de votre entreprise, et peut alors prétendre à des rémunérations du capital. Cela permet au financeur de sécuriser son investissement, mais entraîne pour le porteur de projet une dilution capitalistique.
    • La précommande : cas un peu particulier. Supposons que votre établissement souhaite fabriquer et vendre une spécialité locale, et mettre à profit son savoir-faire. Dans ce cas, vous pouvez envisager de mettre votre produit en précommande et de conditionner le lancement de sa fabrication à un nombre minimal d’achats.

Définir le montant et la durée de la campagne

  • Définir le montant et la durée de votre campagne : dans l’extrême majorité des situations de projets d’entreprises ou de création, il convient de définir un objectif chiffré. Supposons que vous ayez demandé 10 000 € de financement en un mois : dans le cas où l’objectif est atteint dans le mois, vous bénéficierez de la somme versée, moins la rémunération de la plate-forme. En dessous de l’objectif, vos financeurs sont remboursés, et vous ne toucherez rien. Il est également possible de définir des paliers qui permettront de proposer de nouvelles offres (par exemple, ouvrir un restaurant à 10 000 €, installer une terrasse à 15 000 €, etc…). Le montant et la durée de votre campagne sont donc des éléments cruciaux : un montant trop faible pourrait ne pas couvrir vos dépenses et vous empêcherait de tenir vos engagements auprès de vos financeurs. A l’inverse, un montant trop élevé peut signer l’échec de votre campagne, qui sera alors une pure perte de temps.
  • Définir les modes de promotion de votre campagne : une fois la campagne lancée, il vous faudra communiquer auprès des populations susceptibles d’y être sensibles, ce qui implique un travail préparatoire pour élaborer une stratégie de promotion.

 

Une offre de plus en plus riche

Cette dernière décennie a vu fleurir sur Internet une offre variée de plateformes de financement participatif. La plupart accueillent aujourd’hui en leur sein des projets dans le domaine des CHR.

  • https://www.kickstarter.com , le pionnier américain : Une des plus anciennes plateformes de crowdfunding. Le site accueille à la date de cet article près d’une centaine de projets relevant du domaine de la gastronomie, pour la France seule. Ces projets vont de l’ouverture de restaurant à la fabrication de matériel de cuisine.
  • https://www.kisskissbankbank.com , le créatif : fondé en 2010, Kisskissbankbank met l’accent sur les projets créatifs, et seuls 25% des propositions sont acceptées par le site. La plateforme est donc particulièrement adaptée au financement de concepts de restauration et d’hébergement originaux ou innovants, par le biais de dons.
  • https://www.lendopolis.com/ , filiale du précédent, existe depuis 2014, permet le financement de la reprise de titres ou l’achat de fonds de commerce, avec de nombreux projets déjà réalisé dans la restauration.
  • https://www.smartangels.fr , la plateforme d’investissement : cette plateforme française se focalise sur les start-up et PME de croissance. Elle permet donc de faire entrer au capital des investisseurs, ou d’emprunter des fonds.
  • https://www.tudigo.co , (bulbintown) le local : Tudigo met l’accent sur l’économie locale et la promotion des savoir-faire français. Il s’agit donc d’une plateforme adaptée notamment aux projets impliquant de l’artisanat ou de la valorisation des terroirs. Les financements peuvent être sous forme de dons ou d’investissements.
  • https://fr.ulule.com , le leader européen : Ulule est un des leaders européens du financement participatif. Adoptant un modèle de dons comparable à celui de Kickstarter, la plateforme propose une section artisanat et cuisine comptant à cette date une cinquantaine de projets en cours de financement en France.
  • http://www.foodraising.com , le spécialiste : Bien que n’ayant que trois ans, ce qui en fait une plateforme assez jeune, Foodraising est spécialisé dans les financements de projets CHR et a déjà contribué à une vingtaine de collectes.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais nous ne saurions assez insister sur la nécessité de bien préparer vos campagnes, notamment en choisissant la ou les plateformes les plus adaptées à vos projets.

Le mode de financement par le biais de Crowdfunding a l’avantage de fédérer des donateurs et investisseurs autour d’un projet, d’en faire parler au travers de la campagne de financement et de s’assurer de l’engouement du public avant le lancement. Mais surtout, il permet de trouver un complément de financement et pourquoi pas de nouvelles relations ?

 

A.D pour Chasseur de Fonds

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